Pecub au GHF

L’événement genevois est appelé à grandir des ambitions humaines de ses magnifiques participants. CICR, Médecins sans frontières, OMS, ONG vertueuses, inventeurs pertinents, infirmières, médecins, professeurs, associations de patients, chercheurs impliqués, maladies cruelles, injustices endémiques, souffrances au travail, sécurité des informations, pollutions, infrastructures obsolètes ou inexistantes, résistances infectieuses, moyens insignifiants, ressources dégradées, la liste des choses de la santé cherchant soulagement ou solutions d’urgence s’allonge année après année.

La tristesse et l’abandon n’avaient pourtant pas présence au Forum. Cela échange. Cela discute. Cela fait des plans. Cela transforme défaites en opportunités. Cela fait des compliments, cela félicite, cela donne confiance. Les rencontres de génie ont lieu. Dépolluer l’eau pour quelques centimes, organiser les formations sensibles avec zéro moyen, secourir sous les bombes, redonner vie, obtenir des résultats. A ma table à dessin, je n’ai eu que des praticiens du miracle. Au Yémen, en Syrie, les endroits de misère, de désolation, de honte, de peste et de choléra, dans tous ces endroits des hommes et des femmes de métier, obstinés, motivés, respectueux et optimistes. L’espace de trois jours à Genève, pour consolider la cohésion. Eblouissante folie.

Tout est connecté, et sur les stands, dans les auditoires, aux pauses café, les connexions se font. Oui, ce Forum est génial. La médecine doit devenir globale, c’est une évidence. Quelles vont être les chimies magiques ? Pour les effets de levier, les grandes institutions sont présentes. Pour les talents thérapeutiques, les grands hôpitaux sont de la partie. Les attentes trouvent la bonne oreille. Il se passe quelque chose de réel. On me parle, je mets sur papier. Nostradamus, « walk the dog », hygiène des soins, moustiques d’épouvante, toxines et serpents, contextes de guerre, aucun sujet n’est esquivé. Mon regard de dessinateur rend visible les sujets impossibles. On peut voir plus loin, imaginer des suites, fixer des réalités. J’adore. Plus les mots disent l’impuissance, plus on démarre les travaux. Ensemble, les mots et le crayon. Des petits moments de partage. Les dessins s’envolent.

Les traces sont dans les esprits, sans orgueil, juste des constats de compréhension. Le forum devient le support essentiel de tous les échanges, émotionnels, rationnels, factuels. On ne pourra pas dire que l’on ne savait pas. Cela a été évoqué au Forum de la Santé de Genève. Dit et dessiné. Mis en mémoire pour avancer. Mon débriefing est concluant. Sur ma table ne se sont penchés que de magnifiques personnes. J’ai terminé saoul d’admiration. Plein d’espoir, les talents sont là. Je les ai rencontrés, je les ai fixés sur mes feuilles de papier. Les justes travaillent avec leurs cœurs et surtout leurs incroyables compétences. La santé a toutes ses chances.

Impatient de vivre le prochain « Geneva Health Forum »

Pecub, Philosophe d'Entreprise
http://pecub.ch