WS10 : Santé numérique et intégration – L’exemple du VIH

Contexte :

En 2016, lors de la Réunion de haut niveau de l’Assemblée Générale des Nations Unies sur la fin du sida, le monde s’est engagé à mettre fin à l’épidémie de sida d’ici 2030 dans le cadre des Objectifs de Développement Durable.
La téléphonie mobile offre une opportunité unique de proposer des prestations nouvelles aux personnes vivant avec le VIH (PVVIH). La plupart des études décrivent le bénéfice de la santé numérique sur l’adhérence au traitement. Quelques études décrivent l’utilisation de solutions digitales pour la collecte de données.

La santé numérique permet à la réponse au VIH d’entrer dans une ère nouvelle en développant une approche centrée sur l’individu et dans le respect des droits humains qui permettra aux utilisateurs des services de santé de mieux gérer leur parcours de soins. A terme, comme proposé par Lazarus et al., les PVVIH doivent pouvoir vivre en bonne santé en éliminant aussi les comorbidités associées au VIH, afin de faire du VIH une maladie chronique.

L’enjeu est important car il s’agit d’intégrer la riposte nationale au VIH, mais aussi les grands programmes verticaux (tuberculose, paludisme, etc.) ainsi que la prise en charge des maladies non transmissibles dans les systèmes nationaux de santé.

 

Objectifs :

  1. De quelle manière, l’utilisation des nouveaux outils de santé numérique dans la riposte au VIH permettront-ils
    • d’accélérer l’atteinte des cibles 90-90-90, à savoir, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, et parmi celles-ci, 90% reçoivent un traitement antirétroviral, puis parmi celles-ci, 90% ont une charge virale supprimée.
    • de réduire à moins de 500'000 le nombre annuel de nouvelles infections au VIH
    • d’éliminer toute stigmatisation et discrimination liées au VIH?
  2. L’utilisation d’outils de santé numériques peuvent-ils permettre de considérer le VIH comme « une porte d’entrée » et ainsi favoriser l’intégration de la réponse au VIH dans les systèmes nationaux de santé ?
  3. La mutualisation de ces outils de santé numériques pour une utilisation commune par différents services de santé pourrait-elle enfin favoriser l’intégration des différents programmes verticaux et ainsi renforcer les systèmes pour la santé ?

 

Participants :

Martineau Timothy
ONUSIDASwitzerlandChairman
Lepère PhilippeONUSIDASwitzerlandScientific secretary
Eskandar Hani
ITUSwitzerlandMember
Funsami Peter
Ministry of Health ZambieMember
Keiser Olivia
Global Health InstitutSwitzerlandMember
Labrique Alain
John Hopkins UniversityUSAMember
Lantum Moka
Sagitarix, MicroClinic TechnologiesKenyaMember
Mehl Garrett
WHOSwitzerlandMember
Pillay Yogan
Mom ConnectSouth AfricaMember
Pshenichnaya Natalia GSMAUKMember

WS: Workshop